La France aux Jeux Olympiques

Depuis l’établissement des jeux olympiques en 1896 par le baron français Pierre de Coubertin, les équipes tricolores ont été presque toujours présentes dans les compétitions olympiques. A la fin de l’année 2006, un bilan des résultats des Français aux jeux olympiques indiquait 674 médailles, dont 210 d’or, 220 d’argent et 244 de bronze, obtenues en 44 participations nationales. Selon ce bilan, la liste des vainqueurs de nationalité française aux jeux olympiques commence avec les médaillés aux compétitions d’escrime. Dans les années 1920, les escrimeurs Philippe Cattiau et Roger Ducret entraient dans l’histoire, enregistrant des formidables records: 8 médailles obtenues par chacun d’eux pendant les compétitions d’escrime. La sportive française la plus médaillée aux jeux olympiques est aussi une épéiste : il s’agit de Laura Flessel-Colovic, une sportive qui a remporté 5 médailles et qui se prépare intensément pour Pekin 2008. (D’ailleurs, Laura Flessel-Colovic et le réputé champion de canoë monoplace Tony Estanguet, sont les principaux “candidats” pour le porte-drapeaux de la délégation nationale à Pékin). En ce qui concerne les jeux d’hiver, les compétitions dans lesquelles les Français se sont fait le plus remarqués, ont été les sports de neige qui ont toujours devancé en résultats les sports de glace.

Malheureusement, les dernières nouvelles concernant la participation de la France aux jeux olympiques de 2008 ne sont pas toujours les meilleurs. Par exemple, le tournoi de pré-qualification olympique au volley a éloigné l’équipe française des jeux olympiques de l’année prochaine. Face à l’équipe tchèque, les Français ont enregistré une défaite qui leur a enlevé la chance de participer au tournoi préolympique européen de janvier et de se qualifier pour Beijing 2008. Situation pareille pour le basketball. Après la défaite face à la Slovenie, en match pour la septième place de l’Eurobasket de septembre 2007, les Bleus ont raté, eux aussi, la chance d’aller au tournoi pré-olympique de juillet 2008. L’édition Pékin 2008 sera marquée aussi au niveau politique. A la tête de l’Union Européenne pour le second semestre de l’année, le président français Nicolas Sarkozy se rendra aux jeux olympiques de 2008 en tant que chef d’Etat mais aussi comme  représentant européen.

Les symboles olympiques

Le symbole le plus visible des jeux olympiques sont les cinq anneaux olympiques. Ce groupe symbolique compte cinq couleurs: le bleu, le jaune, le vert et le rouge, correspondant aux drapeaux de toutes les nations. D’ailleurs, la signification principale de ce groupe d’anneaux entrelacés est la rencontre emblématique des cinq continents et de tous les peuples du monde dans le point élevé des idéaux olympiques. Ce symbole a été utilisé pour la première fois en 1920 aux Jeux d’Anvers, même si le symbole avait été inventé en 1913 par Pierre de Coubertin, le fondateur même des jeux olympiques. Depuis, le drapeau olympique est présent au milieu du stade où se déroulent les cérémonies et y demeure pendant toute la période des jeux.

Les médailles olympiques sont les porteuses d’un double message: sur l’avers de la médaille il y a toujours un dessin unique qui a été établi par le Comité Internaational Olympique. Le dessin représente Niké, la déesse grecque de la victoire et une image du stade Panathinaikos Arena. Au contraire, le revers porte les marques culturelles du pays-hôte. Les médailles de Beijing 2008 ont au milieu du revers un disque de jade similaire aux anciennes pièces de jade chinoises, à l’effigie du dragon.

Bei Jing Huan Ying Nin - « Bienvenue à Beijing»! ce sont les mots avec lesquels les cinq mascottes des jeux olympiques de Beijing vous accueillent dans leur pays. Ce message est, en fait, une sorte d’anagramme qui provient des syllabes composant les noms des cinq mascottes. Celles-ci sont des créations éminemment symboliques: elles ont les cinq couleurs des anneaux olympiques et sont bien ancrées dans les traditions du peuple chinois. Les cinq Fuwa représentent les éléments de la nature: la mer, la forêt, le feu, la terre et le ciel et dans une acception ludique, quatre des plus populaires animaux en Chine: Beibei- le Poisson, Jingjing - le Panda, Yingying - l’Antilope tibétaine, Nini- l’Hirondelle, tandis que HuanHuan est la flamme Olympique.

Les sites des jeux

En août 2008, la Chine accueillera des sportifs du monde entier préparés à se “battre” pour une médaille. Centaines d’épreuves auront lieu pendant les trois  semaines olympiques, englobant les 28 sports qui seront présents dans les compétitions. Pour cela, 7 villes chinoises vont ouvrir leurs portes aux compétiteurs.

La première d’entre elles est la capitale, où les sites destinés à accueillir les diverses épreuves ont joui de toute l’attention des autorités. Depuis plus d’une année, le Beijing bouillonne. Les travaux de construction ou de rénovation des sites se déroulent sans cesse. Cela, parce que toute activité destinée aux jeux olympiques de 2008 a un but essentiel: respecter les trois concepts sous le signe desquels l’édition Beijing doit se dérouler: “JO vertes, JO de haute technologie, JO du peuple”; c’est-à-dire: des constructions écologiques, modernes et accueillantes!

Voilà quelque-uns des plus impressionnants:  Le Stade National est une construction de 258 000 mètres carrés qui va accueillir des compétitions d’athlétisme et de football. Son caractère spécial est donné notamment par sa forme de “nid d’oiseau” après la pluie. Au stade de Shangai, construction aussi imposante que le Stade national, 56 000 spectateurs sont attendus à suivre des matchs de football dans la plus grande ville de la Chine.

Le palais national omnisports, qui accueillera les épreuves de gymnastique artistique, de trampoline et de handball, n’est en rien moins remarquable. Avec son toit en forme d’éventail chinois, le palais national omnisports semble une oeuvre d’art plutôt qu’un  simple local à destination sportive. Toujours à Beijing, le gymnase de l’Université de l’aérospatiale situé dans le campus de l’université de l’aérospatiale de Beijing, sera le site ou se dérouleront les compétitions d’haltérophilie.

Pour les épreuves de natation, de plongeon et de natation synchronisée, le Beijing a préparé un local devenu déjà une marque des JO 2008. Il s’agit du Centre national de natation, surnommé aussi “l’Aquacube”, grâce à son architecture spéciale et un peu surréaliste. “Le cube d’eau” est aussi l’endroit où 42 médailles d’or seront décernées.  A Hong Kong, ceux qui aiment l’équitation pourront suivre les compétitions qui y auront lieu, sur les hippodromes modernes et spacieux. L’hippodrome principal de l’institut des sports de Hong Kong compte 100m sur 80m et a une capacité de 19 000 spectateurs. Chose nouvelle dans l’histoire olympique, les concours des BMX vont faire leur inauguration sur le vélodrome de Laoshan, expressément aménagé sur un terrain accidenté pour éviter les habituelles éminences artificielles. Le vélodrome a été apprécié par les experts de l’UCi comme le premier terrain conforme aux normes de l’histoire olympique. Et la liste des sites qui abriteront sportifs et spectateurs aux jeux olympiques de Beijing peut bien continuer. Les courses à la voile, le tir à l’arc, le baseball, le volleyball, le hockey, le softball, l’escrime ont tous leurs places exclusives dans l’un de ces sites. Jusqu’au mois d’août 2008, ceux-ci vont être préparés dans les moindres détails pour vous accueillir.

Retrouvez la flamme olympique à Beijing

Les jeux olympiques d’été qui frappent à la porte sont non seulement des événements sportifs de grande ampleur, mais aussi des événements culturels qui portent sur une histoire à part. Plus que des compétitions, les jeux olympiques d’hiver ou d’été sont également les porteurs d’un symbolisme sacré que les sportifs aussi bien que les hôtes du pays qui les abrite essayent de la garder.

Le cérémonial d’ouverture, comme le cérémonial de clôture, la torche et la flamme olympique comportent des rituels introuvables dans d’autres compétitions modernes. Les jeux olympiques sont des “jeux” plutôt que des compétitions et ils célèbrent un idéal humain glorifié depuis l’Antiquité grecque. Si aujourd’hui la flamme olympique est encore le symbole le plus sacré de l’Olympisme, c’est parce qu’elle était au temps où les dieux habitaient l’Olympe, le signe de la protection divine suprême: la flamme était le feu sacré qui brûlait sans cesse sur l’autel de Zeus, le père des dieux.

Aujourd’hui la flamme olympique est toujours allumée à l’Olympie, en Grèce et portée après, vers la ville organisatrice des jeux. La tradition de l’allumage de la flamme a été ravivée pour la première fois en 1928, à Amsterdam, et huit ans plus tard, pour les jeux olympiques d’été organisés à Berlin, on a inventé “le relais de la torche” qui porte le feu sacré de l’Olympie vers la ville où les jeux se déroulent.

L’année 2004, avec les jeux de la XXVIIIe Olympiade, a été un moment tout à fait spécial. C’était la première fois que la flamme olympique retournait à Athènes, dans son berceau. Il faisait déjà 108 ans depuis que les jeux olympiques modernes étaient inaugurés dans la péninsule du Peloponèse.

Beijing 2008 apporte, à son tour, un moment aussi particulier Le 20 septembre 2007, Wang Yogfeng , le chef de l’équipe des alpinistes chinois a annoncé que le point de départ de la flamme olympique serait le Mont Qomolangma. Ca, c’est un vrai défi pour toute l’équipe qui a assumé cette mission: la flamme devra atteindre le plus haut sommet du monde, à 8.844 mètres, après une ascension qui commencerait à une altitude de 8 300 metrès; en plus, et le plus important, elle devra vaincre les conditions naturelles et rester allumée même à cette altitude! C’est pourquoi on estime que l’ascension de la flamme olympique dans ces conditions climatiques inhabituelles, pourrait prendre jusqu’à trois mois, mais les responsables chinois sont décidés de tenir leur promesse!

En fait, la flamme olympique arrivera en Chine le 31 mars 2008 et l’un des flambeaux sera gardé à Beijing. Le relais national cessera jusqu’à ce que les alpinistes auront atteint avec la flamme le toit du monde. Les relayeurs du circuit national et les porteurs de la flamme sur l’Everest se rencontreront, ensuite, à Lhassa. Quant au voyage international de la flamme, le pays hôte a proposé un itinéraire aussi ambitieux. Placé sous le thème de la “concorde”, ce voyage retracera la route de la Soie (qui a toujours été un point de dialogue entre l’Occident et l’Orient),  pour atteindre, après, 15 villes d’Asie et beaucoup d’autres pays ayant une forte tradition olympique.