Mekhissi-Benabbad, vice-champion du 3000 m steeple
Sur le podium de 3000 m steeple, entre deux Kenyans, une médaille surprise a enrichi le trésor des Bleus. Mekhissi-Benabbad, un athlète dont le nom était resté à peu près inconnu au grand public, gagne l’argent et devient le vice-champion olympique à l’épreuve du 3000 m steeple. C’est une médaille méritée, travaillée et qui valorise, enfin, ses efforts. Mekhissi-Benabbad ne sera plus un nom de deuxième rang parmi les athlètes du pays.
“A tout juste 23 ans, il peut se voir en or à Londres, car son tempérament ignore le doute”, a confié son entraîneur Zouir Foughali. En fait, Benabbad envisageait, éventuellement, l’or, même à Beijing. Et il ne s’est pas muni seulement de confiance, mais aussi d’une bonne tactique. Il a, bien sûr, étudié ses adversaires et a décidé de ne pas lâcher la tête du “bon wagon”. Peut-être que les trois de l’équipe kenyane s’étaient préparés pour un podium juste à eux, mais le Français à chipé l’argent, brisant leur suprématie. Il s’est trouvé là au moment opportun, c’est-à-dire parmi les premiers dans le dernier 400 mètres. Maintenant, il espère que le succès sera un bon tremplin pour les JO de Londres, où il veut décrocher la médaille en or.
Mekhissi-Benabbad n’est pas un sportif comme tous les autres. Son parcours est atypique et imprévisible. Pas plus loin que l’an dernier, il retournait dépité d’Osaka, où il n’avait pas réussi un bon numéro, mais au contraire. Son dégoût était si grand, qu’il pensait même renoncer. Ensuite, une victoire en Coupe d’Europe à Annecy, l’a remis sur la piste. Et s’il n’est pas l’athlète qui suit les modèles de réussite, il est toujours prêt à démontrer qu’il est un sportif “propre”: “Mahiedine donne son sang et son urine. Il a toujours joué le jeu. Il a eu “3 000 contrôles”, qui se sont toujours bien passés. Je dors bien, il dort bien”, a assumé Zouir Fughali, qui a autant de confiance dans son disciple que Benabbad même.
Pourquoi y a t-il si peu d’athlètes féminines françaises médaillées aux JO 2008 ?
Réponse : allez voir les ambiances au sein des fédés de sport.
La France est et reste un pays de machos…
Vivement que je me tire d’ici…
aller l’algérie